Clinique
Saint-Leonard

La Clinique se mobilise pour faire face au Coronavirus

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Retrouvez l’article du 24 Mars publié dans l’Ouest France .

La Clinique Saint-Léonard face à l’urgence.
La chirurgie dentaire et celle de la main sont particulièrement sollicitées.

Au village santé de Trélazé, la mobilisation bat son plein pour tenter d’endiguer la vague épidémique.

« On a arrêté l’activité privée. » Président-Directeur Général de la Clinique Saint-Léonard depuis 2016, le Docteur Henry-François Parent adopte la même position que beaucoup de ses confrères. « Même si nous n’avons pas de service de réanimation lourde, nous devons nous organiser pour soulager l’activité du CHU d’Angers et permettre aux patients de bénéficier de soins annexes. » Face à la vague épidémique qui enfle, les spécialistes de la clinique Saint-Léonard, mais aussi celle de Saint-Joseph, toutes deux installées au village santé de Trélazé (Maine-et-Loire) fourbissent leurs armes. Les visites y sont interdites.

Personnel anesthésiste sur le qui-vive, infirmières formées pour donner des coups de main en réanimation… « On se prépare activement si l’activité liée au Covid-19 s’intensifie. Saint-Joseph a anticipé un nombre de lits, par exemple. »

Ce qui retient aussi l’attention du praticien, ce sont certaines spécialisations qu’il a été nécessaire de renforcer et d’adapter à l’urgence épidémique. Deux filières essentielles pour le village santé : celle du centre de la main, et celle de la chirurgie dentaire, à Saint-Léonard.

« Risques » du confinement

Depuis mercredi 18 mars, tout est en ordre de marche. Chirurgien de la main, le Docteur Fabrice Rabarin, tout comme l’ensemble de ses collègues, ne se consacre qu’aux interventions d’urgence, avec de cas suspects ou non de Covid-19. Pour cela, et dans le cadre protocolaire du Plan blanc, deux circuits ont été séparés dans son service. « Ce week-end, nous avons traité dix-sept urgences, avec passages en bloc opératoire et anesthésies locales. »

En cause, le confinement qui augmente les risques lors des activités de jardinage, tout comme les morsures de chats ou de chiens. Un classique à cette saison. « On peut dire que le nombre de plaies et de traumatismes de la main ne connaît pas de pause. Mais désormais, nous déchargeons totalement le CHU dans ces domaines d’intervention. »

Autre domaine d’excellence, celui de la chirurgie dentaire. À la clinique Saint-Léonard, une docteure explique pratiquer de nombreuses interventions en soins bucco-dentaires. Depuis trois ans, elle et une équipe de chirurgiens assurent le suivi de patients, adultes et enfants, qui n’ont pas de chirurgien-dentiste de ville. « Nous nous adressons aux personnes en situation de handicap qui n’ont pas d’accès aux soins classiques, ou à celles atteintes de maladies rares ou neurodégénératives. »

Haute protection

Particulièrement exposés, les chirurgiens qui opèrent doivent prendre des précautions drastiques, équipés de masques FFP2 et de casaques (blouses) chirurgicales. Devant les risques directs de contamination, les mesures barrières sont permanentes. « Comme pour toute maladie hautement transmissible, nous sommes habitués à faire face à ce genre de situations. » Ici, les circuits de patients sont maîtrisés, et le choix des interventions, très encadré. « Il faut être certain de l’urgence, d’autant que les patients qui font le choix de venir se faire soigner ici ne peuvent pas retourner dans les centres qui les accueillent, sauf avec un protocole très précis. Tout risque de transmission doit être écarté. »